14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:08

Je suis addiction, obsessionnel compulsif, pour le meilleur comme pour le pire. J'ai des besoins, des envies, des rêves, des doutes, comme toi sans doute.

 

Cela me fait réellement chier de parfois me sentir enfermé dans un bureau, toute la journée alors que la vie est ailleurs, je le sais, je l'ai rencontré, plusieurs fois, il y a longtemps de cela.

 

Alors je tue le temps, en pensant mes blessures qui n'arrêtent pas de saigner. J'ai croisé le diable, une fois dans ma vie, en pleine après midi, par un joli mois de mai.

 

Je descendais avec mon chien d'une colline où était encore en place une ancienne batterie allemande et dont de la haut, ils avaient vu sur toute la plaine .

 

J'ai serpenté dans cette tranchée, passé la porte blindée, les canons s'étaient tu depuis longtemps, rouillés par le vent et la pluie. Mon chien furetait partout, cherchant de quoi grignoter.

 

Je l'ai appelé et je suis sorti et j'ai descendu ce chemin en courant, mimant une charge imaginaire d'un lancier, sabre au clair. Le chien était devant moi qui courrait, la langue pendante, il faisait chaud, le soleil n'offrait aucune ombre et tout en allant plus vite, je me mis à hurler, le bras tendu au dessus de ma tête.

 

Dans le petit virage de ce petit chemin, le chien a disparu de ma vue. Je courrai toujours aussi vite, avec l'impression que rien ne pouvait m'arrêter quand soudain je vis le chien qui était arrêté devant un homme.

 

Il était bien habillé, un costume gris, une cheminse blanche et tenait un pardessus à son bras gauche. Il devait avoir un cinquantaine d'années, peut être moins, peut être plus.

 

Alors que le soleil était à son zénith, que je venais de parcourir 500 mètres en cavalaant  à la tête de mon régiment de lanciers chevronnés, que j'avais dû passer par le fil de mon épée, des hommes apeurés de voir tant de cruauté s'abattre sur eux, je ne transpirais pas, je n'étais même pas essouflé.

 

Alors que je me disais que cet homme, sorti tout droit  d'un album photo de Doisneau devait m'avoir  entendu certainement hurler cette charge imaginaire. Forcément, dans cette lande solitaire.

 

 

On se croisa du regard dans ce silence qui nous séparait. Il fit un bref mouvement de tête pour me saluer, je lui répondis de la même façon tandis que le chien continuait son chemin et que je hâtais mon pas pour le rattraper et m'engouffrer dans ma voiture et fuir cet endroit.

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 23:16

Il était couché depuis une heure. L'ampoule de sa lampe de chevet avait grillé, juste quand il avait voulu appuyer sur l'interrupteur. Il était déjà deux heures du matin, le silence dans la rue se faisait entendre comme un pas feutré. Il alluma son téléphone pour avoir un peu de lumière afin de trouver sur sa table de nuit, un mouchoir. Il vit dans la pénombre de la pièce, au bout de la lumière du smartphone, quelqu'un assis au bout de son lit. C'était  un homme, un viel homme même, sa tête penchée sur son torse.

 

Il se leva alors d'un bond, des frissons lui glacèrent son sang et une douleur se fit sentir au creux de ses reins. Il essaya de se lever mais la main de ce personnage lui saisie sa cheville et il chuta lourdement la tête la première sur le parquet. Il sentit alors en lui l'horreur quand il chercha à se relever et que le poids de cet homme qui s'était jeté sur lui, l'en empêchait. Il entendit un murmure, tout proche de son oreille droite, Il voulut se débattre mais ses mains, ses bras, ses jambes, tout son corps ne répondait plus.

 

Il eut en image la journée qu'il venait de passer, une agréabe journée où il avait pu enfin se reposer, fatigué d'une semaine très éprouvante avant de sombrer dans le néant...

 

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